Ma conversion à l’Islam

Un cheminement personnel avant tout

Je m’appelle Souleyman. Je suis musulman converti depuis 2006, soit près de 20 ans de cheminement dans l’islam.

Je n’ai pas grandi dans un environnement musulman. Je suis issu d’une famille catholique, française, d’origine guadeloupéenne, et à ce jour je suis le seul converti de ma famille.

Si je partage aujourd’hui mon expérience, ce n’est pas pour convaincre, mais parce que je connais de l’intérieur les questions, les doutes et les réalités que vivent les convertis.

Une réflexion commencée très tôt

Dès l’âge de 14–15 ans, alors que j’évoluais dans le milieu du football de haut niveau, j’ai côtoyé mes premiers musulmans.

Très tôt, une idée s’est imposée à moi : Jésus (‘Issa) est un prophète et un messager, mais pas le fils de Dieu au sens littéral. Cette réflexion n’était pas conflictuelle, mais profondément intérieure.

Comprendre avant de choisir

Vers 20–21 ans, j’ai décidé d’approfondir sérieusement ma réflexion. Avant de m’intéresser à l’islam, j’ai relu et étudié la Bible, convaincu qu’il fallait d’abord comprendre sa religion d’origine.

C’est cette étude qui m’a confronté à des contradictions doctrinales auxquelles je ne trouvais plus de réponses satisfaisantes.

La lecture du Coran, ensuite, m’a apporté une clarté évidente. Ma conversion n’a pas été émotionnelle, mais réfléchie et progressive.

Les premières difficultés après la conversion

Annoncer sa conversion

Je me suis converti pendant le mois de Ramadan, et j’ai commencé à jeûner avant même d’avoir prononcé officiellement la shahada.

L’une des premières difficultés a été de savoir comment en parler à ma famille. Heureusement, mes parents et mes proches se sont montrés ouverts et respectueux.

Gérer l’entourage élargi

Avec le temps, la question s’est posée avec l’entourage plus éloigné : repas de famille, fêtes, événements. Comment expliquer simplement certains choix sans se justifier en permanence ?

Ce sont des réalités que beaucoup de convertis connaissent.

Les erreurs que j’aurais aimé éviter

  • Vouloir convaincre tout le monde trop vite
  • Confondre sincérité et précipitation
  • Vouloir rattraper un « retard religieux » en se surchargeant
  • Accumuler trop d’apprentissage sans constance

Avec le recul, une chose est claire : mieux vaut peu et constant que beaucoup puis l’abandon.

Pourquoi La Maison du Converti

Avec le temps, j’ai compris que ce qui manque le plus aux convertis, ce n’est pas la foi, mais un accompagnement adapté à leur réalité.

La Maison du Converti est née de cette conviction : proposer un cadre clair, progressif et respectueux du rythme de chacun.

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